Traitement de l'hypertension artérielle sans médicament

Dénervation rénale en Suisse

Mini-invasif. Efficace. Réduction durable de la pression artérielle.

La dénervation rénale est un traitement mini-invasif et innovant de l'hypertension artérielle. Réalisée par cathétérisme, cette procédure réduit l'activité des nerfs sympathiques rénaux responsables de l'élévation de la pression artérielle. Elle est particulièrement indiquée pour les patients dont l'hypertension répond mal ou résiste aux médicaments, ou en cas d'intolérance ou d'effets secondaires gênants. Les études cliniques récentes (SPYRAL HTN-ON MED, RADIANCE-HTN TRIO) confirment son efficacité et sa sécurité.

Pourquoi choisir la dénervation rénale ?

Intervention mini-invasive

en ambulatoire sous anesthésie générale sans cicatrice

Réalisation par le radiologue et le cardiologue interventionnel

sous guidage de l'imagerie

Efficacité reconnue

par de nombreuses études scientifiques récentes

Prise en charge par l'assurance de base

LAMal en Suisse

Prise en charge multidisciplinaire

incluant la radiologie, la néphrologie, la cardiologie et la médecine générale

L'hypertension artérielle est une pathologie très répandue dans notre société vieillissante. On estime qu'environ 30 à 45 % des adultes en sont atteints, et sa prévalence augmente nettement avec l'âge, pouvant dépasser 60 % chez les personnes de plus de 60 ans. Souvent asymptomatique, elle peut pourtant engendrer des complications cardiovasculaires graves sur le long terme, en particulier lorsque le diagnostic n'est pas posé à temps ou que le traitement est inadapté. Sous l'influence de facteurs tels que le surpoids, la sédentarité et la consommation excessive de sel, la pression artérielle s'élève progressivement, imposant aux artères et au cœur un stress constant. Cette élévation chronique accroît le risque de maladies cardiaques, rénales et cérébrovasculaires, et nécessite une prise en charge précoce afin de prévenir les complications.

Le rein joue un rôle central dans la régulation de la pression artérielle via le système rénine-angiotensine-aldostérone.
Le rein joue un rôle central dans la régulation de la pression artérielle via le système rénine-angiotensine-aldostérone.

Le rôle du rein dans la pression artérielle

Le rein est comme un « régulateur de pression » pour notre corps. Il gère la quantité d'eau et de sel que nous gardons ou que nous éliminons, ce qui influence directement la quantité de sang qui circule et donc la pression artérielle. Le rein produit aussi une substance appelée « rénine », qui déclenche une chaîne de réactions (le système rénine-angiotensine-aldostérone) pouvant faire monter la pression quand elle est trop basse. Cependant, si ce mécanisme s'emballe (par exemple à cause d'un problème rénal ou d'une surproduction de rénine), la pression artérielle peut devenir trop élevée. À leur tour, les reins peuvent souffrir de cette pression trop forte, ce qui peut créer un cercle vicieux où le problème s'aggrave.

Le rein et le système nerveux communiquent étroitement pour maintenir une pression artérielle équilibrée. Des nerfs, appelés « nerfs sympathiques », contrôlent par exemple le degré de contraction des vaisseaux sanguins du rein et la libération de rénine. Lorsqu'ils s'emballent, ils amplifient la constriction des vaisseaux et la production de rénine, faisant grimper la tension. À l'inverse, lorsque ces nerfs sont moins stimulés, la pression peut redescendre. Le rein envoie aussi des signaux au cerveau pour l'informer de l'état de la pression et de la composition du sang, montrant à quel point ce dialogue constant est important pour le bon fonctionnement de tout le système.

Les nerfs sympathiques rénaux communiquent en permanence avec le cerveau pour réguler la pression artérielle.
Les nerfs sympathiques rénaux communiquent en permanence avec le cerveau pour réguler la pression artérielle.

Comment la pression sanguine est évaluée ?

Il existe différentes façons de mesurer la pression artérielle. Le plus classique est la mesure en cabinet médical : le professionnel de santé utilise un brassard gonflable autour du bras, souvent à plusieurs reprises, pour s'assurer de la fiabilité des valeurs. Ensuite, l'automesure à domicile (AMT) permet de suivre la tension dans le cadre habituel de la vie quotidienne, sans stress lié à la « blouse blanche ». Enfin, la mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) consiste à porter un petit appareil qui enregistre automatiquement les valeurs tout au long de la journée et de la nuit. Grâce à ces différentes méthodes, on obtient une vision plus précise de la pression artérielle, et on peut mieux adapter le traitement si nécessaire.

Quelles sont les valeurs cibles recommandées pour la pression artérielle ?

La pression artérielle est généralement considérée comme normale quand elle est inférieure à 140/90 mmHg. En dessous de ces valeurs, on estime que les risques de complications (comme les accidents vasculaires cérébraux ou les crises cardiaques) sont nettement réduits. Pour certaines personnes, notamment celles qui souffrent déjà de maladies cardiovasculaires, de diabète ou de problèmes rénaux, les médecins peuvent recommander des objectifs encore plus bas, comme 130/80 mmHg. L'idée est d'adapter les cibles en fonction de la situation de chacun, afin de prévenir au mieux les risques liés à l'hypertension.

L'hypertension artérielle résistante

L'hypertension artérielle (HTA) est l'une des maladies chroniques les plus fréquentes dans le monde. Elle touche environ 1,3 milliard de personnes et constitue le principal facteur de risque d'accident vasculaire cérébral (AVC), d'infarctus du myocarde, d'insuffisance cardiaque et d'insuffisance rénale chronique. On parle d'hypertension lorsque la pression artérielle systolique est supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou la pression diastolique est supérieure ou égale à 90 mmHg.

On parle d'hypertension artérielle résistante lorsque la pression artérielle reste supérieure aux objectifs malgré un traitement comportant au moins trois médicaments antihypertenseurs de classes différentes, dont un diurétique, à doses optimales. Cette situation concerne environ 10 à 15 % des patients hypertendus, soit des millions de personnes dans le monde.

Risques de l'hypertension non contrôlée

Risques cardiovasculaires

L'hypertension non contrôlée augmente considérablement le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC), d'infarctus du myocarde, d'insuffisance cardiaque et de maladie artérielle périphérique. Chaque augmentation de 20 mmHg de la pression systolique double le risque cardiovasculaire.

Atteinte des organes cibles

L'hypertension chronique endommage progressivement les reins (insuffisance rénale), les yeux (rétinopathie hypertensive), le cerveau (démence vasculaire) et le cœur (hypertrophie ventriculaire gauche). Ces atteintes sont souvent silencieuses et irréversibles.

L'hypertension artérielle est souvent appelée le « tueur silencieux » car elle ne provoque généralement aucun symptôme avant d'avoir causé des dommages significatifs aux organes vitaux.

Traitement classique de l'hypertension artérielle

Le traitement de l'hypertension artérielle repose sur plusieurs approches complémentaires :

  • Des mesures hygiéno-diététiques (réduction du sel, activité physique, perte de poids, limitation de l'alcool) ;
  • Des traitements médicamenteux antihypertenseurs ;
  • La dénervation rénale pour les cas résistants aux médicaments.

Traitements médicamenteux

Le traitement médicamenteux est le pilier de la prise en charge de l'hypertension artérielle. Plusieurs classes de médicaments peuvent être prescrites, souvent en combinaison.

Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) et sartans (ARA II)

Ces médicaments agissent sur le système rénine-angiotensine-aldostérone pour réduire la pression artérielle. Ils sont souvent prescrits en première intention. Effets secondaires possibles : toux sèche (IEC), hyperkaliémie, insuffisance rénale fonctionnelle.

Inhibiteurs calciques

Les inhibiteurs calciques relaxent les muscles lisses des vaisseaux sanguins, diminuant ainsi la résistance artérielle. Effets secondaires possibles : œdèmes des chevilles, bouffées de chaleur, palpitations.

Diurétiques

Les diurétiques favorisent l'élimination du sodium et de l'eau par les reins, réduisant le volume sanguin et donc la pression artérielle. Effets secondaires possibles : hypokaliémie, déshydratation, crampes musculaires, goutte.

Bêtabloquants

Les bêtabloquants ralentissent le rythme cardiaque et diminuent la force de contraction du cœur. Effets secondaires possibles : fatigue, bradycardie, troubles du sommeil, impuissance.

Les traitements médicamenteux antihypertenseurs : plusieurs classes de médicaments peuvent être associées.
Les traitements médicamenteux antihypertenseurs : plusieurs classes de médicaments peuvent être associées.
Malgré l'arsenal thérapeutique disponible, certains patients ne parviennent pas à contrôler leur pression artérielle avec les médicaments seuls. La non-observance (oubli de prise, effets secondaires gênants) est un problème majeur : on estime que 50 % des patients hypertendus ne prennent pas correctement leurs médicaments. La dénervation rénale offre une solution complémentaire pour ces patients.

La dénervation rénale

Principe

La dénervation rénale est une procédure mini-invasive de radiologie interventionnelle qui vise à réduire l'activité du système nerveux sympathique rénal. Les nerfs sympathiques qui cheminent autour des artères rénales jouent un rôle clé dans la régulation de la pression artérielle. Lorsqu'ils sont hyperactifs, ils contribuent à l'hypertension en augmentant la rétention de sodium, en stimulant la sécrétion de rénine et en réduisant le flux sanguin rénal. La procédure consiste à introduire un cathéter par l'artère fémorale (au niveau de l'aine) jusqu'aux artères rénales, puis à délivrer de l'énergie (radiofréquence ou ultrasons) pour moduler ces nerfs.

Un cathéter est avancé dans l'artère rénale.
Un cathéter est avancé dans l'artère rénale.
Un dispositif situé à l'extrémité du cathéter permet la destruction des fibres nerveuses autour de l'artère.
Un dispositif situé à l'extrémité du cathéter permet la destruction des fibres nerveuses autour de l'artère.

Consultation pré-interventionnelle

Lors de votre consultation avec le radiologue interventionnel, un bilan complet sera réalisé pour déterminer si vous êtes un bon candidat pour la dénervation rénale. Ce bilan comprend : un historique de votre hypertension et des traitements essayés, une mesure ambulatoire de la pression artérielle sur 24 heures (MAPA), des analyses sanguines (fonction rénale, électrolytes), une imagerie des artères rénales (angioscanner ou angio-IRM) pour vérifier l'anatomie vasculaire et exclure une sténose des artères rénales. Il est essentiel d'exclure les causes secondaires d'hypertension (sténose des artères rénales, phéochromocytome, hyperaldostéronisme) avant la procédure.

L'intervention

L'intervention est réalisée en ambulatoire ou lors d'une hospitalisation de courte durée, dans une salle de radiologie interventionnelle, sous anesthésie locale et sédation légère.

L'opération se déroule dans un environnement stérile. Vous serez installé(e) sur la table de radiologie. Le personnel médical vous placera une perfusion et un monitoring de la pression artérielle et du rythme cardiaque.

La dénervation rénale se décompose en 5 étapes principales

1
Le médecin réalise une anesthésie locale au niveau du pli de l'aine (artère fémorale commune).
2
Un cathéter est introduit dans l'artère fémorale et guidé sous fluoroscopie (imagerie en temps réel) jusqu'aux artères rénales.
3
Une angiographie (injection de produit de contraste) est réalisée pour visualiser précisément l'anatomie des artères rénales.
4
Le cathéter de dénervation est positionné dans l'artère rénale. L'énergie (radiofréquence ou ultrasons) est délivrée en plusieurs points autour de la circonférence de l'artère, sur chaque côté, pour moduler les nerfs sympathiques péri-artériels.
5
Le cathéter est retiré, le point de ponction est fermé par compression ou dispositif de fermeture, et un pansement est appliqué.
La procédure peut se faire par voie fémorale.
La procédure peut se faire par voie fémorale.
La procédure peut se faire par voie radiale.
La procédure peut se faire par voie radiale.

Durée de l'intervention

La dénervation rénale dure environ 45 minutes à 1h30, selon l'anatomie des artères rénales. Les deux artères rénales (droite et gauche) sont traitées au cours de la même intervention.

Suivi après traitement

Après la procédure, vous serez surveillé(e) pendant quelques heures avant le retour à domicile. La pression artérielle sera suivie régulièrement lors de consultations de contrôle à 1, 3 et 6 mois, puis annuellement. La réduction de la pression artérielle est progressive, l'effet maximal étant généralement atteint entre 3 et 6 mois. Le traitement médicamenteux sera maintenu initialement puis ajusté (éventuellement réduit) par votre médecin en fonction de l'évolution de la pression artérielle.

Dénervation rénale versus traitement médicamenteux seul

Critère Médicaments seuls Dénervation rénale
Efficacité en cas de résistanceLimitée (pression non contrôlée malgré ≥3 médicaments)Réduction additionnelle significative de la PA
ObservanceProblématique (50 % des patients ne prennent pas correctement leurs médicaments)Effet permanent, indépendant de l'observance
Effets secondairesFréquents (fatigue, impuissance, toux, crampes, œdèmes)Rares et transitoires (douleur légère au point de ponction)
Durée du traitementÀ vie, quotidienIntervention unique, effet durable
HospitalisationNon (prise orale quotidienne)Ambulatoire ou courte hospitalisation
Réduction des médicamentsNon (souvent ajout de médicaments supplémentaires)Possible (réduction du nombre de médicaments)

Études scientifiques

La dénervation rénale est soutenue par des études cliniques randomisées de haut niveau qui ont démontré son efficacité et sa sécurité dans le traitement de l'hypertension artérielle résistante.

Ces graphiques montrent les résultats des 5 études de 2ème génération évaluant l'efficacité de la dénervation rénale sur la pression artérielle et la comparant à un groupe de témoins. On constate pour toutes les études une diminution nettement plus marquée de la pression chez les patients traités par dénervation.
Ces graphiques montrent les résultats des 5 études de 2ème génération évaluant l'efficacité de la dénervation rénale sur la pression artérielle et la comparant à un groupe de témoins. On constate pour toutes les études une diminution nettement plus marquée de la pression chez les patients traités par dénervation. Graphique adapté, tiré de l'article : Schmieder, R. E. et al. European Society of Hypertension position paper on renal denervation 2021. J. Hypertens. 39, 1733–1741 (2021).
Ce graphique détaille l'efficacité de la dénervation rénale pour réduire la pression artérielle à 36 mois. On constate que l'effet positif est visible de jour comme de nuit.
Ce graphique détaille l'efficacité de la dénervation rénale pour réduire la pression artérielle à 36 mois. On constate que l'effet positif est visible de jour comme de nuit. Graphique adapté, tiré de l'article : Bhatt, D. L. et al. Long-term outcomes after catheter-based renal artery denervation for resistant hypertension. Lancet 400, 1405–1416 (2022).

SPYRAL HTN-ON MED (2020)

Dénervation rénale + médicaments versus médicaments seuls

L'étude SPYRAL HTN-ON MED est un essai randomisé, contrôlé contre procédure simulée (sham), multicentrique, évaluant l'efficacité de la dénervation rénale par radiofréquence en complément du traitement médicamenteux antihypertenseur.

Les 80 patients inclus recevaient entre 1 et 3 médicaments antihypertenseurs à doses stables. Le critère de jugement principal était la variation de la pression artérielle mesurée en ambulatoire sur 24 heures à 6 mois.

Les résultats ont montré une réduction significative de la pression artérielle systolique de -7,0 mmHg en mesure au cabinet et de -3,9 mmHg en mesure ambulatoire sur 24 heures dans le groupe dénervation par rapport au groupe contrôle.

L'étude SPYRAL HTN-ON MED démontre que la dénervation rénale par radiofréquence, en complément du traitement médicamenteux, réduit significativement la pression artérielle par rapport à un traitement médicamenteux seul.
Lire l'étude SPYRAL HTN-ON MED (The Lancet) →

RADIANCE-HTN TRIO (2022)

Dénervation rénale par ultrasons chez des patients résistants

L'étude RADIANCE-HTN TRIO est un essai randomisé, contrôlé contre procédure simulée, multicentrique, évaluant la dénervation rénale par ultrasons endovasculaires chez des patients avec une hypertension résistante confirmée.

Après une phase de standardisation du traitement (trithérapie fixe combinée : amlodipine, valsartan, hydrochlorothiazide), 136 patients dont la pression artérielle restait non contrôlée ont été randomisés entre dénervation rénale par ultrasons ou procédure simulée.

À 2 mois, la réduction de la pression artérielle systolique diurne en ambulatoire était de -8,0 mmHg dans le groupe dénervation contre -3,0 mmHg dans le groupe contrôle, soit une différence de -4,5 mmHg en faveur de la dénervation (p = 0,022).

Chez les patients avec une hypertension résistante confirmée sous trithérapie fixe, la dénervation rénale par ultrasons réduit significativement la pression artérielle comparée à une procédure simulée.
Lire l'étude RADIANCE-HTN TRIO (The Lancet) →

RADIANCE II (2023)

Dénervation rénale par ultrasons — résultats pivotaux

L'étude RADIANCE II est le plus grand essai randomisé contrôlé contre procédure simulée évaluant la dénervation rénale par ultrasons endovasculaires. Elle a inclus 224 patients avec une hypertension non contrôlée malgré 0 à 2 médicaments antihypertenseurs dans 61 centres répartis dans 6 pays. Cette étude pivotale de la FDA a confirmé la supériorité de la dénervation rénale par ultrasons sur la procédure simulée, avec une réduction significative de la pression artérielle systolique diurne en ambulatoire à 2 mois.

La réduction de la pression artérielle systolique diurne en ambulatoire était de -7,9 mmHg dans le groupe dénervation contre -1,8 mmHg dans le groupe contrôle, soit une différence de -6,3 mmHg (p < 0,001).

Lire l'étude RADIANCE II (JACC) →

Votre spécialiste

Dr Nicolas Villard — Radiologue interventionnel

Dr Nicolas Villard

Radiologue interventionnel

Le Dr Nicolas Villard est un médecin suisse spécialisé en radiologie interventionnelle. Expert en techniques endovasculaires, il propose la dénervation rénale aux patients de Suisse Romande souffrant d'hypertension artérielle résistante.

Fort de son expertise en radiologie interventionnelle et en procédures endovasculaires, il maîtrise les techniques les plus avancées pour assurer des résultats optimaux tout en minimisant les risques pour le patient.

Il exerce cette activité à Lausanne et à Genève, en collaboration étroite avec les cardiologues et néphrologues de la région. Les consultations peuvent être réalisées en français, anglais ou allemand.

Lieux de consultation et de traitement

Genève
Consultations & interventions

Clinique Générale Beaulieu
Chemin de Beau-Soleil 20, 1206 Genève

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Lausanne
Consultations

Medbase Lausanne
Place de la Gare 9a-11, 1003 Lausanne

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Interventions

Clinique de Genolier
Route du Muids 3, 1272 Genolier

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Liste des spécialistes impliqués dans cette prise en charge en Suisse Romande →

Prendre rendez-vous

Pour une consultation, contactez le secrétariat du Dr Villard.

Merci de faire parvenir au secrétariat vos résultats récents (rapports de cardiologie/néphrologie, MAPA, bilan sanguin, imagerie des artères rénales).

Prendre rendez-vous en ligne avec le Dr N. Villard

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Questions-réponses sur la dénervation rénale

Note : Il est essentiel de consulter votre spécialiste radiologue interventionnel pour obtenir des informations personnalisées et adaptées à votre état de santé.

La dénervation rénale est une procédure mini-invasive de radiologie interventionnelle qui consiste à moduler les nerfs sympathiques situés autour des artères rénales à l'aide d'un cathéter délivrant de l'énergie (radiofréquence ou ultrasons). Ces nerfs jouent un rôle clé dans la régulation de la pression artérielle. En réduisant leur activité, on obtient une baisse durable de la pression artérielle. En Suisse Romande, le Dr Nicolas Villard, radiologue interventionnel à Lausanne et Genève, pratique cette technique avec une expertise reconnue.
Les patients présentant une hypertension artérielle résistante (pression non contrôlée malgré au moins 3 médicaments antihypertenseurs de classes différentes, dont un diurétique) sont les candidats principaux. La procédure peut également être envisagée chez des patients intolérants aux médicaments antihypertenseurs. Un bilan pré-interventionnel complet est nécessaire pour confirmer l'indication.
La préparation comprend une consultation pré-interventionnelle avec le radiologue interventionnel, une mesure ambulatoire de la pression artérielle sur 24 heures (MAPA), des analyses sanguines (fonction rénale, coagulation), et une imagerie des artères rénales (angioscanner ou angio-IRM). Il est important de communiquer la liste complète de vos médicaments. Le Dr Nicolas Villard propose des consultations pré-interventionnelles à Lausanne (Medbase) et à Genève (Clinique Générale Beaulieu).
La procédure est réalisée sous anesthésie locale et sédation légère. Un cathéter est introduit par l'artère fémorale (au pli de l'aine) et guidé sous imagerie jusqu'aux artères rénales. L'énergie (radiofréquence ou ultrasons) est ensuite délivrée en plusieurs points autour de chaque artère rénale pour moduler les nerfs sympathiques. La procédure dure environ 45 minutes à 1h30.
La procédure est réalisée sous anesthésie locale et sédation légère. Certains patients peuvent ressentir une sensation de chaleur ou un inconfort transitoire au niveau du dos ou de l'abdomen pendant la délivrance d'énergie, mais la douleur est généralement bien contrôlée par la sédation et les antalgiques.
Les effets secondaires sont rares et généralement transitoires. Ils incluent : un hématome ou une douleur légère au point de ponction (aine), une douleur lombaire transitoire dans les jours suivant la procédure, et très rarement une dissection ou un spasme de l'artère rénale (complication vasculaire gérée durant la procédure).
La plupart des patients rentrent chez eux le jour même après quelques heures de surveillance. Les activités normales peuvent être reprises dans les 24 à 48 heures. Il est conseillé d'éviter les efforts physiques intenses pendant quelques jours et de surveiller le point de ponction.
La réduction de la pression artérielle est progressive. Un effet initial est souvent observé dans les premières semaines, mais l'effet maximal est généralement atteint entre 3 et 6 mois après la procédure. Le suivi régulier avec mesure de la pression artérielle est essentiel.
Non, la dénervation rénale ne remplace pas immédiatement les médicaments. Le traitement antihypertenseur est maintenu après la procédure. Cependant, la baisse de la pression artérielle obtenue peut permettre à votre médecin de réduire progressivement le nombre ou les doses de médicaments lors du suivi.
Les données à long terme (jusqu'à 3 ans de suivi dans les études SPYRAL et RADIANCE) montrent que la réduction de la pression artérielle est maintenue dans le temps. Les résultats à long terme sont encourageants et suggèrent un effet durable de la procédure.
La dénervation rénale est réalisée par des radiologues interventionnels spécialement formés aux procédures endovasculaires. En Suisse Romande, le Dr Nicolas Villard est un expert reconnu de cette technique. Il exerce à Lausanne et à Genève et collabore étroitement avec les cardiologues et néphrologues de la région pour une prise en charge optimale.
Les principales contre-indications incluent : une anatomie défavorable des artères rénales (artères trop petites, sténose significative), une insuffisance rénale sévère (DFG < 40 ml/min), une grossesse, des artères rénales accessoires multiples non traitables, et une hypertension secondaire non exclue (sténose des artères rénales, phéochromocytome, hyperaldostéronisme).
La prise en charge par l'assurance dépend de votre situation et de votre pays. En Suisse, la procédure peut être prise en charge sous certaines conditions. Votre radiologue interventionnel pourra vous renseigner sur les modalités de remboursement lors de la consultation pré-interventionnelle.
Les deux technologies permettent de moduler les nerfs sympathiques rénaux. La radiofréquence utilise un cathéter avec des électrodes qui délivrent une énergie thermique par contact direct avec la paroi artérielle. Les ultrasons utilisent un cathéter avec un transducteur qui émet des ondes ultrasonores pour traiter les nerfs de manière circonférentielle. Les deux approches ont démontré leur efficacité dans des études randomisées de haut niveau.
Oui, il est théoriquement possible de répéter la dénervation rénale si la réduction de pression artérielle n'est pas suffisante. Une évaluation médicale approfondie est nécessaire pour déterminer si une nouvelle procédure est appropriée.
Les études cliniques n'ont pas montré d'effet négatif de la dénervation rénale sur la fonction rénale. Au contraire, en réduisant la pression artérielle, la procédure peut contribuer à protéger les reins des dommages liés à l'hypertension chronique.
Le suivi comprend des consultations régulières à 1, 3 et 6 mois, puis annuellement. La pression artérielle est mesurée en cabinet et par MAPA (mesure ambulatoire sur 24 heures). Le traitement médicamenteux est ajusté si nécessaire. Le Dr Nicolas Villard assure personnellement le suivi post-interventionnel de ses patients.
La dénervation rénale est une technique relativement récente réalisée par le radiologue interventionnel. Après des résultats initiaux controversés (étude SYMPLICITY HTN-3 en 2014), les études de nouvelle génération (SPYRAL HTN-ON MED, RADIANCE-HTN TRIO, RADIANCE II) ont clairement démontré l'efficacité et la sécurité de cette approche. De plus en plus de cardiologues et néphrologues reconnaissent cette option thérapeutique et orientent leurs patients vers des radiologues interventionnels expérimentés.
Avant la dénervation rénale, les examens suivants sont généralement nécessaires : une mesure ambulatoire de la pression artérielle sur 24 heures (MAPA), des analyses sanguines (créatinine, DFG, ionogramme, NFS, coagulation), une imagerie des artères rénales par angioscanner ou angio-IRM, et un bilan cardiaque de base (ECG, éventuellement échographie cardiaque).
Il est important de consulter rapidement si vous présentez : une douleur intense ou un gonflement au point de ponction, un saignement actif au niveau de l'aine, de la fièvre, des symptômes de malaise ou d'hypotension (vertiges, faiblesse), ou une diminution brutale du volume urinaire.
Une consultation avec un radiologue interventionnel spécialisé est essentielle pour évaluer votre situation. Le Dr Nicolas Villard propose des consultations à Lausanne et Genève pour discuter de votre cas et déterminer si la dénervation rénale est adaptée à votre situation. Vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne sur ce site.
Outre les mesures hygiéno-diététiques (réduction du sel, activité physique, perte de poids, limitation de l'alcool), la dénervation rénale est aujourd'hui la seule intervention médicale prouvée capable de réduire durablement la pression artérielle sans recourir aux médicaments. Réalisée en une seule séance par cathétérisme, elle agit directement sur les nerfs sympathiques rénaux responsables de l'hypertension. Les études cliniques SPYRAL et RADIANCE démontrent une baisse significative et durable de la pression artérielle, y compris chez des patients ne prenant aucun traitement médicamenteux.
Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) — énalapril, ramipril, lisinopril, périndopril : toux sèche persistante (jusqu'à 10 % des patients), risque d'angiœdème, hyperkaliémie, vertiges, fatigue.

Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II / sartans) — losartan, valsartan, candésartan, irbésartan, olmésartan : vertiges, hyperkaliémie, douleurs musculaires, troubles digestifs, et rarement angiœdème.

Inhibiteurs calciques — amlodipine, nifédipine, lercanidipine, félodipine : œdèmes des chevilles (très fréquents avec l'amlodipine), bouffées de chaleur, céphalées, palpitations, gingivite.

Bêtabloquants — bisoprolol, métoprolol, nébivolol, aténolol, carvédilol : fatigue chronique, bradycardie, extrémités froides, troubles du sommeil et cauchemars, dysfonction érectile, prise de poids, aggravation de l'asthme.

Diurétiques thiazidiques — hydrochlorothiazide, indapamide, chlorthalidone : hypokaliémie (crampes, faiblesse musculaire), hyponatrémie, hyperuricémie et crises de goutte, déshydratation, vertiges, photosensibilité cutanée, augmentation du cholestérol et de la glycémie.

Antagonistes de l'aldostérone — spironolactone, éplérénone : hyperkaliémie, gynécomastie douloureuse chez l'homme (spironolactone), troubles menstruels chez la femme, fatigue.

Alpha-bloquants — doxazosine, prazosine : hypotension orthostatique (risque de chute), vertiges, somnolence, congestion nasale, tachycardie réflexe.

Face à ces effets secondaires parfois invalidants, la dénervation rénale offre une alternative séduisante : une procédure unique, sans médicament quotidien, qui réduit la pression artérielle efficacement et durablement en agissant sur la cause même de l'hypertension.
La dénervation rénale permet souvent de réduire significativement le nombre et les doses de médicaments antihypertenseurs. Dans certains cas, des patients ont pu arrêter tout traitement médicamenteux. Cependant, l'arrêt ou la réduction doit toujours se faire progressivement, sous contrôle médical strict avec suivi de la pression artérielle. L'objectif est d'obtenir un contrôle tensionnel optimal avec le minimum d'effets secondaires — et la dénervation rénale y contribue de manière décisive en abaissant la pression artérielle en une seule intervention, sans les contraintes d'une prise quotidienne de médicaments.
Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés par les patients hypertendus sont : la fatigue et la baisse d'énergie (surtout bêtabloquants), les œdèmes des jambes (inhibiteurs calciques comme l'amlodipine), la toux sèche persistante (IEC), les vertiges et l'hypotension orthostatique (alpha-bloquants, diurétiques), les troubles sexuels et la dysfonction érectile (bêtabloquants, diurétiques), les crampes musculaires liées à la perte de potassium (diurétiques thiazidiques), et les troubles digestifs (sartans). Ces effets secondaires, souvent cumulatifs lorsque plusieurs médicaments sont associés, altèrent considérablement la qualité de vie et poussent de nombreux patients à mal suivre ou abandonner leur traitement. La dénervation rénale représente une solution élégante à ce problème : en abaissant la pression artérielle par une intervention unique et définitive, elle permet de diminuer le fardeau médicamenteux et ses effets indésirables.
L'hypertension résistante est définie comme une pression artérielle restant au-dessus des objectifs (≥ 140/90 mmHg) malgré un traitement associant au moins trois médicaments antihypertenseurs de classes différentes, dont un diurétique, à doses optimales. Elle concerne environ 10 à 15 % des patients hypertendus et augmente significativement le risque d'AVC, d'infarctus, d'insuffisance cardiaque et d'insuffisance rénale. Pour ces patients, la dénervation rénale est particulièrement indiquée : elle offre une réduction supplémentaire et durable de la pression artérielle, là où les médicaments seuls ne suffisent plus, en une seule procédure mini-invasive et sans ajout de médicament supplémentaire.
Les IEC sont parmi les antihypertenseurs les plus prescrits en Suisse. Les principales molécules et leurs noms commerciaux sont : énalapril (Reniten®), ramipril (Triatec®), lisinopril (Zestril®) et périndopril (Coversum®).

Leurs effets secondaires les plus fréquents sont :
Toux sèche persistante — l'effet secondaire le plus caractéristique, touchant jusqu'à 10 % des patients. Cette toux irritative, souvent nocturne, ne disparaît qu'à l'arrêt du médicament.
Angiœdème — gonflement soudain du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge. Rare mais potentiellement grave, nécessitant une consultation en urgence.
Hyperkaliémie — excès de potassium dans le sang, pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque.
Vertiges et hypotension — surtout en début de traitement ou lors d'augmentation de dose.
Fatigue et altération du goût.
Insuffisance rénale aiguë — en cas de sténose bilatérale des artères rénales (contre-indication).

Si vous ressentez ces effets secondaires, parlez-en à votre médecin : une adaptation du traitement (changement de molécule, ajustement des doses) peut être envisagée. Mais la solution la plus durable reste la dénervation rénale : elle abaisse la pression artérielle en une seule intervention, sans prise quotidienne de médicament et sans risque de toux ni d'angiœdème.
Les sartans (antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II) sont souvent prescrits en alternative aux IEC. Les molécules disponibles en Suisse et leurs noms de marque sont : losartan (Cosaar®), valsartan (Diovan®), candésartan (Atacand®), irbésartan (Aprovel®) et olmésartan (Olmetec®, Votum®).

Leurs effets secondaires incluent :
Vertiges et étourdissements — surtout en début de traitement.
Hyperkaliémie — élévation du potassium sanguin, risque accru en cas d'insuffisance rénale ou d'association avec d'autres médicaments.
Douleurs musculaires et articulaires.
Troubles digestifs — nausées, diarrhée, douleurs abdominales.
Céphalées et fatigue.
Angiœdème — rare, mais possible même chez les patients ayant changé d'IEC pour un sartan à cause de la toux.
Insuffisance rénale — en cas de sténose bilatérale des artères rénales.

Bien que généralement mieux tolérés que les IEC, les sartans impliquent tout de même une prise quotidienne à vie avec ses contraintes. En cas d'effets secondaires, votre médecin peut adapter le traitement ou envisager une alternative. La solution la plus efficace reste la dénervation rénale : une seule procédure qui réduit la pression artérielle durablement, libérant potentiellement le patient de ce traitement médicamenteux au long cours.
Les inhibiteurs calciques (ou antagonistes du calcium) sont très largement prescrits contre l'hypertension. En Suisse, les principaux sont : amlodipine (Norvasc®), nifédipine (Adalat®), lercanidipine (Zanidip®) et félodipine (Plendil®).

Leurs effets secondaires fréquents sont :
Œdèmes des chevilles et des jambes — l'effet secondaire le plus courant et le plus gênant, touchant jusqu'à 20–30 % des patients sous amlodipine. Les chevilles gonflent, parfois de manière très visible, et cet œdème ne répond pas aux diurétiques.
Bouffées de chaleur et rougeurs du visage — sensation de chaleur au visage et au cou.
Céphalées — maux de tête fréquents, surtout en début de traitement.
Palpitations et tachycardie — le cœur bat plus vite en réponse à la vasodilatation.
Gingivite et hypertrophie gingivale — gonflement des gencives, surtout avec la nifédipine au long cours.
Constipation — particulièrement avec le vérapamil (Isoptin®).

Les œdèmes des chevilles sous amlodipine sont l'une des premières causes d'abandon du traitement. Si vous êtes gêné par ces effets secondaires, consultez votre médecin pour évaluer une adaptation de votre traitement. Mieux encore, la dénervation rénale permet d'éviter ce problème : en abaissant la pression artérielle par une intervention unique, elle peut permettre de réduire ou d'arrêter ce type de médicament et ses effets indésirables.
Les bêtabloquants sont fréquemment utilisés en Suisse, souvent en association avec d'autres antihypertenseurs. Les principaux sont : bisoprolol (Concor®), métoprolol (Beloc ZOK®), nébivolol (Nebilet®), aténolol (Tenormin®) et carvédilol (Dilatrend®).

Leurs effets secondaires sont nombreux et souvent mal vécus :
Fatigue chronique et baisse d'énergie — l'effet secondaire le plus fréquemment rapporté. Les patients se sentent « ralentis », sans motivation ni endurance.
Bradycardie — le cœur bat trop lentement, provoquant vertiges et malaises.
Extrémités froides — mains et pieds froids en permanence, aggravation du syndrome de Raynaud.
Troubles du sommeil — insomnies, cauchemars, sommeil non réparateur (surtout avec les bêtabloquants lipophiles comme le métoprolol).
Dysfonction érectile et baisse de la libido — un effet secondaire fréquent mais rarement évoqué spontanément par les patients (voir la question dédiée ci-dessous).
Prise de poids — en moyenne 1 à 3 kg, liée au ralentissement métabolique.
Bronchospasme — aggravation de l'asthme et de la BPCO.
Dépression et humeur dépressive.
Masquage des hypoglycémies chez les diabétiques.

Les bêtabloquants ont un impact considérable sur la qualité de vie. En cas d'effets secondaires, une adaptation du traitement par votre médecin est possible (changement de molécule, réduction de dose). Mais la meilleure alternative reste la dénervation rénale : elle abaisse la pression artérielle efficacement en une seule séance, sans fatigue, sans trouble du sommeil, sans impact sur la libido — et sans prise quotidienne de comprimé.
Les diurétiques thiazidiques sont un pilier du traitement de l'hypertension, souvent utilisés en première intention ou en association. En Suisse, les principaux sont : hydrochlorothiazide (Esidrex®), indapamide (Fludex®) et chlorthalidone (Hygroton®).

Leurs effets secondaires incluent :
Hypokaliémie — perte de potassium provoquant crampes musculaires, faiblesse, fatigue et potentiellement des troubles du rythme cardiaque.
Hyponatrémie — baisse du sodium sanguin, pouvant entraîner confusion, nausées, voire convulsions chez les personnes âgées.
Hyperuricémie et crises de goutte — augmentation de l'acide urique, déclenchant des crises articulaires douloureuses.
Déshydratation — surtout en été ou chez les personnes âgées, avec risque de malaise et de chute.
Vertiges et hypotension orthostatique — risque de chute en se levant.
Photosensibilité cutanée — sensibilité accrue au soleil, risque de coups de soleil sévères (particulièrement l'hydrochlorothiazide, associé à un risque accru de cancer cutané en cas d'exposition prolongée).
Augmentation de la glycémie et du cholestérol — aggravation potentielle du diabète et de la dyslipidémie.
Dysfonction érectile — effet souvent sous-estimé.
Pollakiurie — envie fréquente d'uriner, contraignante au quotidien.

En cas d'effets secondaires gênants, parlez-en à votre médecin pour envisager une adaptation du traitement. Mais surtout, la dénervation rénale permet de réduire le recours aux diurétiques en abaissant la pression artérielle directement à la source — en une seule intervention, efficacement et durablement.
Les antagonistes de l'aldostérone sont souvent ajoutés en 4e ligne dans l'hypertension résistante. En Suisse, les deux molécules disponibles sont : spironolactone (Aldactone®) et éplérénone (Inspra®).

Leurs effets secondaires sont :
Gynécomastie — développement mammaire chez l'homme, parfois douloureux. C'est l'effet secondaire le plus redouté de la spironolactone, touchant jusqu'à 10 % des hommes traités. Il est lié à l'effet anti-androgène de la molécule (voir la question dédiée ci-dessous).
Hyperkaliémie — excès de potassium sanguin, potentiellement dangereux pour le cœur, nécessitant des contrôles sanguins réguliers.
Troubles menstruels — règles irrégulières, saignements entre les règles, aménorrhée chez la femme.
Baisse de la libido et troubles sexuels — chez l'homme comme chez la femme.
Fatigue et somnolence.
Troubles digestifs — nausées, diarrhée.

L'éplérénone (Inspra®) provoque moins de gynécomastie que la spironolactone, mais elle est plus coûteuse et moins puissante. Si ces effets secondaires vous concernent, votre médecin peut adapter le traitement (passage à l'éplérénone, ajustement de la dose). Mais pour les patients souffrant d'hypertension résistante, la dénervation rénale offre la meilleure alternative : une procédure unique qui abaisse la pression artérielle efficacement, sans gynécomastie, sans troubles hormonaux et sans prise de médicament supplémentaire.
Les alpha-bloquants sont utilisés en complément dans l'hypertension résistante. En Suisse, la principale molécule est la doxazosine (Cardura®). La prazosine (Minipress®) est moins fréquemment utilisée.

Leurs effets secondaires incluent :
Hypotension orthostatique — chute brutale de la pression artérielle en se levant, avec risque élevé de chute. C'est le principal danger, surtout chez les personnes âgées. Peut provoquer syncopes et traumatismes.
Vertiges et étourdissements — très fréquents, surtout lors de la première prise (« effet première dose »).
Somnolence et fatigue.
Congestion nasale — nez bouché en permanence.
Tachycardie réflexe — accélération du rythme cardiaque.
Œdèmes.
Éjaculation rétrograde — chez certains hommes.

Le risque de chute lié à l'hypotension orthostatique est une préoccupation majeure, particulièrement chez les patients âgés. Si vous êtes concerné, votre médecin peut adapter le dosage ou envisager une autre classe de médicament. Mieux encore, la dénervation rénale ne provoque pas d'hypotension orthostatique : elle abaisse la pression artérielle de manière physiologique et stable, en une seule intervention, sans les à-coups tensionnels associés aux alpha-bloquants.
Oui, c'est l'un des effets secondaires les plus fréquents mais les moins discutés des traitements antihypertenseurs. Plusieurs classes de médicaments sont concernées :

Dysfonction érectile et troubles de la libido :
Bêtabloquants (Concor®, Beloc ZOK®, Tenormin®) — c'est la classe la plus souvent incriminée. La dysfonction érectile touche jusqu'à 5–10 % des hommes traités. Le mécanisme est double : réduction du débit cardiaque et blocage des récepteurs adrénergiques impliqués dans l'érection. Le nébivolol (Nebilet®) semble provoquer moins de troubles érectiles que les autres bêtabloquants.
Diurétiques thiazidiques (Esidrex®, Hygroton®) — responsables de dysfonction érectile par baisse du volume sanguin et perturbation de l'équilibre électrolytique.
Spironolactone (Aldactone®) — effet anti-androgène direct, réduisant la testostérone. Provoque baisse de la libido chez l'homme et chez la femme.
Alpha-bloquants (Cardura®) — peuvent provoquer une éjaculation rétrograde.

Gynécomastie (développement des seins chez l'homme) :
La spironolactone (Aldactone®) est le principal responsable. Son effet anti-androgène bloque l'action de la testostérone et favorise l'effet des œstrogènes, provoquant un développement du tissu mammaire chez l'homme. Cela touche jusqu'à 10 % des patients traités. Les seins peuvent devenir sensibles, douloureux, et augmenter visiblement de volume. Cet effet est dose-dépendant et généralement réversible à l'arrêt, mais parfois partiellement seulement.

Impact sur la qualité de vie :
Ces troubles sexuels et hormonaux sont souvent tus par les patients par gêne, mais ils constituent une cause majeure d'arrêt non supervisé du traitement antihypertenseur — avec des conséquences potentiellement graves sur la santé cardiovasculaire. N'hésitez pas à en parler à votre médecin : une adaptation du traitement (changement de molécule, ajustement des doses) peut souvent améliorer la situation.

Mais la meilleure solution reste la dénervation rénale : elle n'a aucun effet sur la fonction sexuelle, la libido ni l'équilibre hormonal. En réduisant la pression artérielle en une seule intervention, elle peut permettre de diminuer voire d'arrêter les médicaments responsables de ces troubles — redonnant aux patients leur qualité de vie sans compromettre le contrôle tensionnel.

Spécialistes impliqués dans cette prise en charge en Suisse Romande

Dre Catalina Trana

Dre Catalina Trana

Cardiologue interventionnelle
CHUV
Lausanne
cardiologie@hopitalrivierachablais.ch
Prof. Grégoire Wuerzner

Prof. Grégoire Wuerzner

Néphrologue
CHUV
Lausanne